lundi 31 janvier 2011



J'ai essayé de trouver un titre pas trop con pour cette journée, histoire d'attirer le lecteur vous voyez.
Ben votre esprit pertinent aura remarqué que j'ai lamentablement échoué.
Ho Ho bien sur qu'il y a eu des choses bien qui se sont passées aujourd'hui 
Tenez, il y avait des pâtes à la cantine. Ils ont même pensé à nous mettre du Gruillère .
Ils sont gentils.



Il y a eu des chose merdiques aussi, comme toutes les journées de collégiens qui se respectent (ou pas d'ailleurs)
Par exemple je pense qu'il y a un peu plus d'une heure j'étais encore sous mon arrêt de bus.
Au pôle bus précisément. 
La vérité, c'est que mon bus m'est passé devant alors que je courrais d'un pas lent vers lui.
C'est bien connu, les chauffeurs de bus n'ont pas de pitié. Aucune. Ils nous regardent au feu rouge taper comme des cons sur la porte, et passent d'un air blasé. 
Il faut le comprendre,ils en ont vu des centaines de jeunes au nez rouge et aux mains glacées taper contre la porte vitrée avec une frénésie hors du commun en quête d'un peu de chaleur et d'humanité.
Bref mais quand même. D'accord je n'ai ni couru ni toqué à la vitre mais le chauffeur aurait pu lire mon désespoir perceptible et palpable dans mes yeux innocents. Il aurait pu se dire :
 "Tient pourquoi est-ce que cette fille reste plantée là, devant mon bus ?"
Ben non, que dalle, il est parti avec un petit sourire de pitié. Il devait compatir surement avec les dizaines de minutes que j'allais passé dans le froid pour attendre le prochain.
Oui, j'ai passé 25 minutes sur mon siège en bois (normal qu'il y ait de la place, à 18 heures 15 y a plus grand monde)  inconfortable et glacé par les rafales à répétition.
A la fin je suis blasée, par toutes ces petites piques de malheur qui s'abattent sur ma personne , mais aussi par ce vent incessant qui tourne et retourne la poussière et qui nous gèle des ongle des pieds à la racine de cheveux.
MP4 dans les oreilles (oui ça aurait pu être pire, l'engin aurait pu être déchargé) j'avais l'impression que ça faisait une éternité que je fixais le cadran annonçant le temps à attendre, d'une mine des moins attrayantes.
Il est donc finalement arrivé. Il a tourné au coin de la rue et on l'a vu apparaître comme par magie.
Tel le messie, il s'est arrêté presque gracieusement, si on peut concevoir qu'un tas de ferraille qui marche au gaz naturel peut avoir quelque chose de gracieux.
Deux trois personnes sont rentrées dedans, moi y comprit.
Je me suis assise sur un autre siège non pas en bois mais en plastique avec moquette, car la CTAV s’engage à faire d'un simple trajet, un moment agréable et confortable.
Mon cul ouai, et le "nike ta mère pedro", c'est pour qui ?
Face à moi, un type pu la transpi pré-pubère. A chaque fois qu'il fait un mouvement (c'est horrible"), il y a des relents. En plus, ces courants d'air propagent l'odeur dans tout le bus.
J'ai qu'une envie, c'est de lui dire:
"Arrête d'essayer de démêler ton MP3, c'est peine perdue, même Hercule il y arriverait pas, je t'en pris, je t'en pris, tu vois pas que tu nous importunes, jeune freluquet avec ta putain d'odeur corporelle ?"
Mais non, il ne s'en rend pas compte le pauvre.
 Je jette alors des regards autour de moi histoire de vérifier si je suis la seule à sentir "l'odeur".
Ah oui, je vois que la mémé à sa droite souffre aussi. Nos regards se croisent.
Elle m’adresse une main courante silencieuse.
 Désolée mémé, y a pas encore de lois qui interdissent à ces spécimens dénoueurs-transpirant de MP3 de renter dans le bus et de pourrir l'existence de personnes saines comme nous qui se lavent tous les soirs.
Lorsque je sors, le mec n'a pas encore finit de dénouer son fil, et la mémé n'a pas finit de souffrir.


Sur ce, au prochain post.

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